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Encore trop d'erreurs médicales



On estime à 20 000 par an le nombre des victimes d’erreurs médicales en Belgique, et parmi elles, près de 2 000 décès.


Les gardes trop longues seraient, entre autres, des facteurs aggravants.


Les cadences de travail effrénées des internes en médecine sont sources d'un risque supplémentaire d'erreurs médicales graves. La démonstration est faite aux Etats-Unis, où les internes des services de réanimation travaillent encore par périodes de plus de 24 heures. Le nombre d'erreurs graves est multiplié par 5,8…


Une étude menée à l'Université de Harvard a vérifié si l'adoption d'un nouvel emploi du temps pouvait modifier certains paramètres essentiels de vie des internes : durée totale de travail, de sommeil (en garde et hors garde), des périodes d'inattention (mesurées par l'apparition de mouvements oculaires spécifiques de l'endormissement) et incidences des erreurs médicales (gestes techniques, diagnostic et traitement).


Au final, les internes suivant l'emploi du temps conventionnel avaient un risque d'endormissement deux fois plus important lorsque la nuit de garde était précédée d'une journée de travail. Le nombre d'erreurs graves était également plus élevé, avec un risque multiplié par 5,8 !


Actuellement, il est vivement conseillé au prestataire de soins de souscrire une assurance R.C. professionnelle couvrant les dommages pouvant résulter de son activité professionnelle, ce pour autant que sa responsabilité soit engagée.


Le 1er janvier 2008, la souscription d’une telle assurance professionnelle deviendra une obligation légale.


Ceci dit, du point de vue du patient, cette nouvelle loi relative à l'indemnisation des dommages résultant de soins de santé est loin de correspondre à ce que les gens en attendaient. Elle achoppe notamment sur trois grands points: elle interdit d'invoquer la responsabilité civile du praticien en cas de faute médicale hormis le cas de faute intentionnelle ou de faute lourde définie de manière restrictive ; elle permet à l'assureur d'invoquer trop facilement une série d'exclusions pour refuser son intervention, et elle ne résout pas le problème lancinant de l'indemnisation des dommages liés à la perte d’une chance de guérison complète ou de survie possible mais non certaine.

http://www.medicalservices.be/news/2007-09-15/encore_trop_d_erreurs_medicales.htm

Mardi 30 Octobre 2007
Julien Stievenart
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