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Prévention du suicide

L’espoir est dans la connaissance



La 4e Journée mondiale de prévention du suicide, se déroulera dimanche, soulignera les espoirs qu’autorise la connaissance scientifique.

LE 10 SEPTEMBRE a lieu la Journée mondiale de prévention du suicide. Pour la 4e année, l’Association internationale pour la prévention du suicide (Iasp), en collaboration avec l’OMS, incite à des actions de sensibilisation et de lutte contre cette cause importante de décès prématurés et évitables. «Le siècle qui vient de s’amorcer doit déplorer déjà plus de 5millions de morts par suicide», souligne l’Iasp. Au cours d’une année, environ un million de personnes s’ôtent la vie, soit plus que le total des morts causées par les guerres et les homicides confondus. Quant aux tentatives, on estime qu’elles sont de 10 à 20 fois plus nombreuses.

Le thème de la journée 2006, auquel s’associe la Fédération mondiale pour la santé mentale, est résumé dans la formule « La connaissance apporte de nouveaux espoirs ». Les recherches récentes ont permis de beaucoup apprendre sur les comportements suicidaires et sur les pistes à suivre pour la prévention.

La maladie mentale constitue le facteur le plus important qui prédispose au suicide. Les hommes et les femmes qui en sont affectés présentent un risque 10 fois plus grand que les autres. Dans la plupart des pays occidentaux, contrairement à certaines régions d’Asie, dont la Chine, cela concerne 9 personnes sur 10 qui passent à l’acte. Les affections mentales les plus fréquentes sont la dépression, chez les trois quarts des suicidés, les troubles bipolaires, l’abus de substances et d’alcool et la schizophrénie.

Les antécédents de tentative de suicide sont également à prendre en considération : ils multiplient par 4 le risque suicidaire, qui est très élevé dans les premiers 6 à 12 mois suivant la tentative. Des contextes socio-économiques et éducationnels, au même titre qu’une faible santé physique, entrent aussi en ligne de compte. Des événements stressants, tels que les ruptures, la perte des êtres chers, les conflits avec les proches et les amis, les problèmes financiers ou de travail, sont des facteurs de risque connus. Enfin, des anomalies biochimiques du cerveau, touchant aux capteurs de la sérotonine, liées à l’impulsivité et à l’agressivité, semblent jouer un rôle.

Former les médecins. Au regard de ces quelques éclairages, l’Iasp recommande que les médecins soient formés à mieux reconnaître, traiter et gérer la dépression comme les comportements suicidaires. Parallèlement, elle suggère de restreindre l’accès aux moyens létaux, qu’il s’agisse de gaz domestique, de pesticides, d’armes à feu, d’émission de monoxyde de carbone des véhicules automobiles ou de prescription de médicaments. Parmi d’autres solutions sont évoqués l’éducation, l’aide dans les situations de crise (lignes téléphoniques, Internet, lieux d’accueil, etc.), le dépistage de la dépression ou de l’abus de produits, l’amélioration des traitements et le suivi après tentatives.

Pour être efficace, «la prévention nécessite une approche intersectorielle et multidisciplinaire. Les gens impliqués sont aussi bien des professionnels de santé, des bénévoles, des chercheurs, les membres de la famille, les amis endeuillés» que des juges, des policiers, des journalistes, des religieux et des politiques.

Samedi 9 Septembre 2006
NeuroPsy News
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