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Traquer la maladie dans un simple souffle

LA SPECTROGRAPHIE au laser identifie instantanément de nombreuses maladies dans le souffle du malade.



Il arrivait aux médecins du passé de goûter l’urine du malade. Une technique peu fiable. Demain, il vous suffira de souffler pour que votre médecin puisse diagnostiquer un diabète ou un problème au foie. Le souffle peut être analysé grâce à une spectrographie laser qui détecte la présence de substances révélatrices de maladies. « Exactement comme le fait d’avoir mauvaise haleine peut indiquer des problèmes dentaires, l’excès de méthylamine peut révéler un problème au foie ou au rein. L’ammoniaque dans le souffle peut révéler des soucis rénaux, un taux d’acétone élevé peut mettre sur la voie du diabète », explique Jun Ye, qui publie ses résultats dans la dernière livraison d’Optics Express. Ye a utilisé la spectrographie « à peigne de fréquences » mise au point par les chercheurs John Hall et Theodor Hänsch, qui reçurent le Nobel de physique pour cette invention. « Les niveaux de monoxyde d’azote peuvent aider à diagnostiquer l’asthme. Mais la détection simultanée de nombreuses molécules peut aider davantage le diagnostic. Dans le cas de l’asthme, si on peut mesurer en même temps le monoxyde de carbone, le carbonyl sulfide et le peroxyde d’hydrogène en même temps que le monoxyde d’azote, on peut en apprendre beaucoup plus ». Ye et son équipe ont détecté des traces

d’ammoniaque, de monoxyde de carbone et de méthane dans la respiration de volontaires, qui soufflaient entre deux miroirs, lesquels reflétaient des millions de fois la lumière laser, assez de fois pour frapper chaque molécule de l’air expiré. « L’efficacité de cette technique doit encore être validée en tests cliniques, mais elle ouvre la voie à des outils de diagnostic peu invasifs, peu coûteux et très rapides », conclut le chercheur. Un intérêt confirmé chez nous : « Le diagnostic par le souffle semble vraiment prometteur. Nous utilisons déjà des appareils de diagnostic du souffle pour caractériser l’asthme ou d’autres maladies pulmonaires », explique Renaud Louis, professeur de pneumologie à l’ULg. « Mais l’extension de ces analyses à d’autres pathologies est séduisante, d’autant que cela permet de réagir tout de suite. »


FREDERIC SOUMOIS , Le Soir

mardi 19 février 2008, 15:39

Lundi 17 Mars 2008
Julien Stievenart
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